Historique

Historique

Brève chronologie

Depuis 1997, le mois de septembre est marqué à Bienne par la grande fête de l’image que représentent les Journées photographiques de Bienne, un festival toujours très fréquenté et dont la popularité va croissant.

1997 Journées photographiques de Bienne
Les premières Journées photographiques de Bienne sont organisées à l’initiative de deux associations biennoises œuvrant pour la photographie, Fous d’images (né la même année, en 1997) et le PhotoforumPasquArt (créé en 1984). Ces premières Journées photographiques montrent une petite dizaine d’expositions, à vocation internationale, dont l’exposition collective « Mémoires du Vietnam », dans la vieille ville de Bienne et au PhotoforumPasquArt. Conférences, fête aux images, brocante, vente aux enchères, cours pour enfants rythment de manière festive ce premier festival. La manifestation qui veut « favoriser la découverte de plusieurs facettes de la photographie » attire nombre de personnes de l’extérieur et la presse pressent Bienne comme une future « capitale de la photographie ».

1998 « Sud et migration »
Les préoccupations des organisateurs tournent en 1998 à nouveau autour de la photographie de reportage, dans les pays méditerranéens, mais aussi à Cuba, en Iran, chez les Roms de Roumanie ou les anabaptistes. La vieille ville est plus intensivement occupée par la photographie, de nombreux endroits inédits se transformant en galerie éphémère. La participation est internationale. Les Journées photographiques sont animées par des conférences, des projections, et un bistrot des Journées. Le nombre d’expositions double : une vingtaine, dont une exposition collective du magazine culturel français « Les Inrockuptibles ».

1999 « Lorsque les images s’arrêtent… »
Le médium photographique est cette fois au centre de cette troisième édition qui s’intéresse aux rapports entre la photographie et le cinéma, à la technique et à la forme de ce type d’images. Le festival a trouvé sa vitesse de croisière : une thématique accompagnée des coups de cœur des organisateurs, d’une carte blanche et d’animations telles des conférences, ce qui représente une vingtaine de photographes internationaux dans une quinzaine de lieux répartis dans la vieille ville. Une exposition exclusive rend hommage au cinéaste Stanley Kubrick qui commença sa carrière en tant que photographe. Devant le nombre croissant de visiteurs, les Journées photographiques avouent leur ambition de faire de Bienne un centre de l’image.

2000 « objectif subjectif »
Dès 2000, les trois musées biennois - le Musée Schwab, le Musée Neuhaus et le PhotoforumPasquArt -, offrant des conditions d’exposition professionnelles, sont désormais partie prenante de la manifestation qui reste cependant une organisation indépendante. Des photographes internationaux exposent dans le cadre de la thématique générale de l’exposition, à savoir « la nature du rapport qu’entretiennent photographie, réalité et imaginaire créateur ».

2001 « Paysage(s) / la nature des choses »
La cinquième édition inaugure une volonté d’ouverture. Dans le cadre du projet européen « Cosa mentale / paysage(s) », une série d’expositions consacrées à la question du paysage dans l’art contemporain, les Journées photographiques sont invitées à présenter une exposition à Paris, et accueillent deux expositions collectives de deux curateurs invités. Pour marquer les cinq années d’existence, un catalogue paraît. 2001 voit également les Journées photographiques recevoir de la Ville de Bienne une Distinction pour mérites exceptionnels dans le domaine de la culture.

2002 « Pouvoir et liberté »
Pour la sixième édition, les synergies sont cette fois cherchées avec Expo.02. Les Journées photographiques sont présentes dès le 15 mai sur l’Arteplage de Neuchâtel avec l’exposition « Copy & Paste », puis dès le 31 mai au CentrePasquArt, dans l’exposition « A la carte », conçue par le PhotoforumPasquArt qui a invité toutes les institutions photographiques de Suisse pour y présenter chacune une exposition de son choix. Le 20 juillet à l’aube, a lieu à Neuchâtel, en partenariat avec les Arteplages de Neuchâtel et du Jura, une performance de Spencer Tunick. Dès le 6 septembre, le festival s’ouvre à Bienne, reprenant la thématique de l’Arteplage de Bienne : « Pouvoir et liberté ».

2003 « Auf den Spuren der Zeit »
2003 est une année de transition. Une nouvelle directrice est nommée, Barbara Zürcher. Les Journées photographiques s’associent à la manifestation mise sur pied par les trois musées biennois « musées.03 Spuren-Traces » en proposant des photographies sur les thèmes du temps, du mouvement, et de la mode. Un choix de photographies de la collection des arts visuels de la Ville de Bienne est également exposé. Le Filmpodium s’associe à la manifestation et le fera désormais chaque année.

2004 « De la vie à la mort – de la mort à la vie »
Pour leur huitième édition, les Journées photographiques intègrent un nouveau quartier, celui de la gare et présentent des reportages de longue durée. Un hommage est rendu au célèbre reporter Werner Bischof, à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort. Les Journées photographiques poursuivent dans la voie des coopérations en accueillant l’exposition itinérante sur le thème de l’émigration italienne en Suisse « Il lungo addio ». La population biennoise est également invitée à participer à l’exposition « Se marier à Bienne ». Pour la première fois, un catalogue de l’édition en cours est édité, et cela sera de règle désormais, en partenariat avec la maison d’édition berlinoise etc. publications. Grâce à cette collaboration et à l’ambassade suisse de Berlin, les Journées photographiques 2004 sont ensuite présentées en 2005, sous une forme réduite, à Berlin. Les Journées photographiques se comprennent désormais comme une plateforme pour diffuser la photographie suisse.

2005 « on the road… again »
2005 est consacrée au thème de la mobilité. Pour mettre le visiteur en mouvement, des projets en extérieur agrémentent son parcours, notamment une promenade visuelle. La collaboration biennoise se poursuit, à la fois par « Das Gesicht bewahren – « Conservez ce visage ! » » un projet historique sur les anciens ateliers ou magasins actuels de photographie, ainsi que par la rebaptisation de la ruelle des Photographes. Les partenariats extérieurs ne sont pas en reste, en Suisse et à l’étranger : les Journées photographiques 2005 font une halte sous une forme réduite en 2006 la Haus für Kunst Uri à Altdorf, au Festival Photofesta de Maputo (Mozambique), et en 2007, à Johannesburg (Afrique du Sud) au Photo Market Workshop.

2006 « Die Rückkehr der Physiognomie/Retour sur la physionomie »
Les Journées photographiques de Bienne fêtent leur dixième anniversaire en mettant l’humain au centre de leur thématique. A cette occasion, la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia et le CentrePasquArt présentent l’exposition PHOTOsuisse. Ce sont ainsi 57 photographes qui sont montrés à Bienne, dans 13 lieux. A l’occasion d’un projet de collaboration initié en 2006, deux photographes renommés d’Afrique australe participent également à cette dixième édition : Nontsikelelo ,Lolo’ Veleko et Sérgio Santimano. Un hommage est encore rendu à la tradition bien connue du Photomaton, permettant aux visiteurs d’adjoindre leur physionomie à celles exposées et un programme de manifestations et performances accompagne les expositions, dont une grande fête anniversaire. Cette édition est la dernière de Barbara Zürcher.

2007 « Non-Lieu »
La première édition pour la nouvelle direction composée d'Hélène Joye-Cagnard et Catherine Kohler. Les 19 expositions présentant diverses facettes du thème du non-lieu ont attiré un large public qui a particulièrement apprécié cette ouverture et la possibilité de découvrir de jeunes photographes suisses encore peu ou pas exposés jusqu’ici. 3500 visiteurs de la Suisse entière se sont déplacés à Bienne, un chiffre équivalent à 2006, mais sur une durée réduite. L’offre de visites commentées a remporté un franc succès. L’édition 2006, « Die Rückkehr der Physiognomie/Retour sur la physionomie », est présenté à Cracovie en 2007 dans le cadre du Mois de la photographie.

2008 « Make believe.Photographie mise en scène »
Les efforts de communication initiés en 2007 portent leurs fruits. Ce sont 4000 visiteurs qui visitent les 20 expositions réparties entre les musées et la vieille ville de Bienne: une augmentation de 10%. Un programme de médiation culturelle, mis en place pour la première fois, attire un très grand nombre d’intéressés avec 22 visites et ateliers. Des interviews audio des photographes sont également proposées pour la première fois aux internautes. La moitié des séries de photographies présentées est inédite. Les collaborations avec d’autres festivals de photographie se poursuivent, en Suisse et à l’étranger. Un échange d’expositions a lieu avec la Biennale dell’immagine de Chiasso, et trois photographes de l’édition 2007 ont représenté les Journées photographiques de Bienne au festival international de photographie F-Stop à Leipzig en juillet 2008. Le travail de Sarah Girard y est même couronné d’un prix.

2009 « Bande à part »
Traitant du thème de la société et des individus, le thème de 2009 a particulièrement intéressé le public qui s’est rendu en nombre encore plus grand aux Journées photographiques de Bienne (4800 visiteurs). Le public de la médiation culturelle est également croissant, dans la même proportion (20 % de plus). Sans renoncer à la collaboration avec des festivals étrangers, les Journées photographiques invitent désormais des photographes internationaux à Bienne: un tiers de la participation est internationale en 2009. Le caractère inédit de deux tiers des séries exposées renforce également l’intérêt de la manifestation. Un concours photo tout public est organisé pour la première fois, il suscite un très grand intérêt (115 participants de Suisse et d’ailleurs).

2010 « collatéral/kollateral »
Sous le titre «collatéral», jeunes photographes prometteurs ettalents confirmés proposent des regards hors des sentiers battus sur des thématiques comme les attentats du 11 septembre 2001, les starsdu rock, ou encore la question du réchauffement climatique. Les 21 expositions se tiennent dans différents lieux de la ville deBienne, dont 5 espaces d’exposition inédits. Le festival qui accueille toujours plus d’artistes internationaux est fréquenté par5'000 visiteurs. Un programme-cadre varié composé de soirées de projections, d’un concours, de visites commentées à thème connaît unsuccès sans précédent avec plus de 500 participants.

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